“I am in favor of kindness and you prefer concentration camps”

October 9, 2007

This post has moved to http://micheleroohani.com/blog/

Sorry for the inconvenience, and I hope to see you on my new blog.

Michele

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5 Responses to ““I am in favor of kindness and you prefer concentration camps””

  1. Entropy Says:

    Once again I take liberty to connect thread with Quote by J. Bronowski..

    All values are subtle. A value is not a mechanical rule of conduct, nor is it a blueprint of virtue. Values take their richness from the tension between each man and his society, and we should not be human if this tension disappeared: we should be a mechanical insect society.

    For this very reason, it is useless to accept or even to discuss values merely as absolute norms or as universal social injunction; and equally it is useless to go to the opposite extreme and to discuss values as personal acts of faith while we disregard the society which must give them currency.

    http://mybanyantree.wordpress.com/

  2. askinozcan Says:

    I subscribe to Jean Paul Sartre’s view:
    “Nothing can be good or bad in itself; but only in relation to other things.”

    Askin Ozcan
    Author


  3. “Je défendrai Mes opinions jusqu’à Ma mort, mais Je donnerai Ma vie pour que Vous puissiez défendre les Vôtres.”

    François-Marie Arouet, takallos VOLTAIRE

    à suivre…

    Rome, le 11 octobre 2007

    D

  4. Marguerite Papineau Says:

    It’s true I have values but sometimes I’m not so faithful in living by them, i.e. my actions may not always exemplify my values. Also I sometimes modify my values from learning experiences, from interactions with others. Thus, I do agree with Berlin that there is a plurality of values and they can become integrated, even overcome.


  5. Je défendrai Mes opinions jusqu’à Ma mort, mais Je donnerai Ma vie pour que Vous puissiez défendre les Vôtres.

    Francois-Marie Arouet, nom de plume VOLTAIRE

    Dans l’Antiquité, un philosophe n’est pas nécessairement, comme on a trop tendance à le penser, un théoricien de la philosophie. Un philosophe, dans l’Antiquité, c’est quelqu’un qui vive en philosophie, qui mène une vie philosophique. Caton le jeune, homme d’Etat du I siècle av. J. C., est un philosophe stoïcien et pourtant il n’a rédigé aucun écrit philosophique. Rogatius, homme d’Etat du III siècle ap. J. C., est un philosophe platonicien, disciple de Plotin, et pourtant il n’a rédigé aucun écrit philosophique. Mais tous deux se considéraient eux-mêmes comme des philosophes, parce qu’ils avaient adopté le mode de vie philosophique.
    Et que l’on ne dise pas que c’étaient des philosophes amateurs. Aux yeux des Maîtres de la philosophie antique, le philosophe authentique n’est pas celui qui disserte sur les théories et commente les auteurs.
    Comme le dit Epitècte :

    « Mange comme un homme, bois comme un homme, habille-toi, marie-toi, aie des enfants, mène une vie de citoyen… Montre-nous cela, pour que nous sachions si tu as appris véritablement quelque chose des philosophes. »

    Le philosophe antique n’a donc pas besoin d’écrire. Et, s’il écrit, il n’est pas nécessaire non plus qu’il invente une théorie nouvelle, ou qu’il développe telle ou telle partie d’un système. Il lui suffit de formuler les principes fondamentaux de l’école en faveur de laquelle il a fait un choix de vie.

    « Ma petite D, « la philosophie te fournira le fond, la rhétorique, la forme de ton discours » (Fronton). »

    me répétait mon Père.
    Mon père n’a jamais été pour moi la personnification du pouvoir, de la force et de l’autorité. C’est pour cela que je l’aimais. Le calcul différentiel et intégral n’a jamais semblé convenir à sa personnalité. Mais peut-être étais-je victime du vieux préjugé selon lequel les mathématiques sont une science aride et le mathématicien un homme d’une autre espèce. Je n’arrivais absolument pas à comprendre comment cet homme ardent et timide pouvait avoir le moindre point commun avec les théorèmes de Pythagore ou avec le binôme de Newton. Tout cela ne m’intéressait pas à cette époque. Il aimait trouver en moi les qualités féminines et n’essayait jamais de les rabaisser ni de les ignorer.
    J’aimais sa perplexité devant mon indépendance précoce.
    Je n’ai pas eu à me libérer des suites d’une éducation bourgeoise comme Louis Aragon ou Jean-Paul Sartre. J’ai grandi en France à une époque où l’on savait que le vieux monde allait, de toute façon, à sa perte. Personne ne défendait sérieusement les anciens principes, du moins pas dans mon milieu. La contestation était l’air que nous respirions, elle a nourri mes premières vraies émotions. Beaucoup plus tard seulement, à l’age de vingt ans, j’ai su que j’appartenais de par ma naissance à la bourgeoisie. Je ne me sens absolument pas liée à elle. En tant que classe social, elle a toujours éveillé en moi cependant plus de curiosité et d’intérêt que les débris de l’aristocratie et au moins autant que la classe ouvrière. Mais c’est de l’Intelligentsia, déclassée ou non, que je me sens la plus proche. Me sont étrangers, par contre, ceux qui détiennent le pouvoir, les dictateurs, les triumvirs, les hommes à qui on rend un culte, ceux qui y aspirent, les rois de tout poil. A ces dinosaures, je préfère encore les requins, au sens propre et figuré.
    Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la dimension horizontale de notre existence, les préoccupations de la vie quotidienne auxquelles nous sommes tous confrontés, mais sa dimension verticale, intellectuelle. Peu de gens y accédaient autrefois et de ce fait en avaient mauvaise conscience. A présent, ce n’est plus le cas : il suffit de vouloir lire, réfléchir et savoir. Comme l’a dit Karl Jaspers, point n’est besoin d’apprendre à éternuer ou à tousser, mais la raison, elle, se cultive, car ce n’est pas une simple fonction organique.
    Etre philosophe, ce n’est pas avoir reçu une formation philosophique théorique, ou être professeur de philosophie, c’est, après une conversion qui opère un changement radical de vie, professer un mode de vie différent de celui des autres hommes. On considère souvent les conversions comme des événements qui se produisent instantanément dans des circonstances inattendues. Et l’histoire abonde en anecdotes de ce genre : Polémon entrant par hasard, après une nuit de débauche, au cours du philosophe platonicien Xénocrate, Augustin entendant la voix d’un enfant disant « Prends et lis », Saül terrassé à Damas.
    Entre parenthèses, il ne serait pas du tout intéressant de connaître, dans tous ses détails, la manière dont s’est déroulée ma conversion à la philosophie.
    Bien de points restent encore inconnus pour moi-même.
    Pourtant, douée d’une extraordinaire faculté d’imagination qui me faisait embrasser et comprendre ce que mes yeux ne pouvaient me montrer, dès mon enfance j’ai entrevu ce que pouvait être l’idéal d’une vie philosophique.
    L’imagination, cette “Magie Sympathique” aide à comprendre les arguments d’un interlocuteur, à ressentir la souffrance de l’Autre, quelque soit cet Autre.
    Cette faculté « à se transporter en pensée à l’intérieur de Quelqu’un » amène bien sûr à s’ouvrir à d’Autres idées, à vivre d’Autres expériences.
    JE NE RENONCE JAMAIS À UN ETRE QUE J’AI CONNU,
    ET ASSUREMENT PAS A MES PERSONNAGES.
    Je les vois, je les entends, avec une netteté que je dirais hallucinatoire si l’hallucination n’était autre chose, une prise de possession involontaire.
    C’est ce que les sages hindous appellent l’attention.
    Nul doute que cette attention, cette propension à se mettre à la place de l’Autre en faisant abstraction de soi, a joué un rôle de première importance dans ma grande ouverture d’esprit face aux Athéismes comme aux Religions, aux Politiques comme aux Philosophies.
    Très peu d’adultes se laissent habiter par des Etres en leur donnant autant d’importance qu’ils s’en donnent à eux-mêmes. Cette magnifique façon d’appréhender le monde de l’intérieur, à l’instinct, est le propre des enfants.
    Si les adultes s’en souvenaient, ils éviteraient de proférer certaines stupidités : ils éviteraient bien de stupidités !

    Je Vous remercie de tout coeur pour Votre Hospitalité sur Votre Blog.
    Je Vous souhaite des Rêves à n’en plus finir et l’Envie furieuse d’en réaliser …. et je continuerai à passer régulièrement par là.
    Au revoir.

    Rome, le 11 octobre 2007

    D


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